En 2009, année déjà ancienne, le syndicat français Solidaires Industrie s’est joint à la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël lancée par des organisations palestiniennes en 2005.

Dans son communiqué, intitulé “Boycottons Israël”, elle a déclaré
“(…) Nous demandons, avec la société civile palestinienne, qu’Israël respecte les préceptes du droit international : 1. mettre fin à son occupation et à sa colonisation de tous les territoires arabes et démanteler le Mur, 2. reconnaître les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une égalité absolue, 3. Respecter, protéger et favoriser les droits des réfugiés palestiniens à retourner dans leurs foyers et leurs biens, comme le stipule la résolution 194 des Nations unies.
(…) Au-delà du boycott économique, universitaire, culturel et institutionnel, nous insistons sur notre rôle d’organisation syndicale. Les droits des travailleurs palestiniens aux frontières de 1948 ou de 1967 n’ont aucun rapport avec ceux des autres citoyens israéliens. La discrimination est évidente, 50 000 ouvriers agricoles palestiniens travaillent dans les colonies et dans la vallée du Jourdain sans droits, avec des salaires inférieurs à la moitié du salaire minimum israélien.
Les travailleurs industriels sont soumis à des conditions de travail très dangereuses dans les usines chimiques et métallurgiques sans protection légale, avec de nombreux accidents du travail et une intoxication par les composés chimiques qu’ils manipulent, sans possibilité de traitement en Israël à cause du Mur.
De nombreuses entreprises françaises travaillent pour Israël. Dans les années 1980, la campagne de boycott sud-africaine a donné lieu à des actions syndicales dans les usines françaises d’Alstom qui construisaient des centrales nucléaires pour ce pays raciste. Aujourd’hui, chez Alstom aussi, il y a des réactions contre la construction du métro de Jérusalem qui augmentera la discrimination contre les Palestiniens. En Languedoc-Roussillon, nos camarades de Solidaires 34 se battent contre la compagnie israélienne Agrexco qui ne respecte pas les droits des Palestiniens. L’action syndicale est possible.
Nous appelons tous les syndicats de Solidaires Industries à participer à la campagne de boycott d’Israël”.