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Le grain de sable n°2

lundi 4 juin 2012, par SUD industrie

Journal de l’Union syndicale Solidaires Industrie

Bimestriel - N°2 / Mai - Juin 2012

Sommaire :

- Edito page 1
- 24 mars : Le bilan de Solidaires Industrie page 2
- Foire à l’autogestion page 4
- Focus : Sud Speedy page 6

La rédaction de ce journal est assurée par une équipe collective composée de militant-e-s

Edito

Et pendant ce temps-là...

Des centaines de milliers de postes supprimés ces dernières années, et plusieurs dizaines de milliers encore concernés dans l’industrie pour les prochains mois : voilà le triste bilan dans nos secteurs, où pertes d’emplois, licenciements économiques et/ou fermetures d’usines s’entremêlent sur fond de crise sociale. La situation ne fait que perdurer, et l’alternative gouvernementale ne provoquera pas d’elle-même un changement. Ce changement, il nous faudra l’imposer par un rapport de force, qui ne peut exister que si le syndicalisme de transformation sociale que nous défendons au quotidien se renforce et se développe : les militants ont un rôle déterminant à jouer au quotidien, en rappelant l’importance de l’outil syndical face aux intérêts du patronat. Si ce dernier devrait être peu inquiété par les annonces du nouveau gouvernement, c’est à nous, salarié-e-s et chômeurs/ses, retraité-e-s, de faire en sorte qu’il plie sur plusieurs sujets.

L’emploi, tout d’abord, avec une précarité importante qui doit cesser, via la ré-internalisation de pans entiers du salariat : intérim, prestataires de servi- ces... Mais aussi conversion de CDD en CDI, et temps partiels imposés en temps complet. Les fermetures d’usines, les suppressions d’emplois, que ce soit au sein de multinationales ou d’entreprises de moins de 11 salarié-e-s, plusieurs solutions existent pour les empêcher, dont une que nous porterons haut et fort dans les prochains mois : celle d’un droit de veto pour les comités d’entreprise sur les décisions dites stratégiques, et notamment les questions d’emplois. Fralib, Petroplus, Technicolor, PSA et toutes les autres entreprises concernées pourraient utiliser ce droit supplémentaire offert aux salarié-e-s via leurs représentants du personnel pour s’opposer à des projets provoquant des licenciements par centaines ou par milliers. Nous le ré-affirmons, il est possible d’obtenir des droits qui empêcheraient les entreprises de licencier, qu’elles fassent ou non des bénéfices. D’autres solutions existent, telles qu’un fonds patronal mutualisé pour un statut du « salarié », ou encore l’amélioration du chômage partiel avec une prise en charge à 100% sur une durée allongée à 24 mois, et financé entièrement par le patronat et non l’état.

Les salaires, bien sûr : même si les accords d’entreprise ou les conventions collectives offrent ici et là des avantages supérieurs à la loi dans la grande majorité des cas, n’oublions pas le chantage que le patronat souhaite exercer via les accords compétitivité-emploi, avec une possibilité de baisser les salaires. Dès maintenant, c’est la hausse du SMIC qu’il est urgent de décréter, et non un « simple coup de pouce ». Une multitude de sujets qui sont notre lot quotidien : les conditions de travail, les méthodes d’organisation, l’objectif des productions (pourquoi, comment, combien, prise en compte de l’écologie).

Le changement, c’est maintenant si nous l’imposons collectivement !

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Le grain de sable n°2
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